[Concours de l'explorateur #8] Sarrah

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"Le blizzard souffle et la neige s'accumule sur le toit du manoir de la Compagnie de Solitude. Dans une atmosphère intérieure beaucoup plus chaleureuse, presque tout les Compagnons sont exceptionnellement présents et célèbrent leur dernière victoire en laissant chacun exprimer, à grand renforts de gestes, sa vision de la dernière bataille.
Les élucubrations des Compagnons s'interrompent lorsqu'un Nordique, après avoir tambouriné à porte, entre et s'effondre essoufflé.
"Compagnons... Je vous en prie... L'un d'entre vous... Sera-t-il assez brave pour m'aider ?"
Alors qu'ils échangent des regards interloqués, les Compagnons se retournent vers l'homme pour lui demander plus de précisions, mais ce dernier s'est évaporé, laissant simplement au sol une étoffe faite d'un tissu inconnu..."


Essaim-De-Plumes observait, comme à son habitude, mi-atterrée, mi-amusée la Peau sèche qui lui servait de compagne de route, la prénommée Erline. Cette dernière se donnait une nouvelle fois en spectacle devant une grande assemblée de Compagnons dans un brouhaha joyeux et particulièrement enivré. De nombreuses têtes connues, d'autres moins se pressaient dans la maison de guilde qui, pour une fois, paraissait prête à imploser. Un certain nombre d'entre elles écoutaient et réagissaient par de grands éclats de rire aux propos incohérents et stupides de la rouquine embrasée. La claque glaciale d'une brise fraîche souffla d'un coup l'ambiance échaudée et tous se tournèrent vers le nouveau venu. La suite fut si confuse, la montée d'adrénaline si brutale que l'argonienne fut une des premières à se saisir du bout de tissu étrange et à se lancer dans une aventure qui l'entraînerait au delà de tout ce qu'elle aurait pu imaginer.


Tout commença par la recherche de témoins ayant vu ou aperçu l'infortuné nordique. Plus facile à dire qu'à faire : en cette période de fêtes, la ville débordait de monde. Pourtant, à la vue du bout de tissu dans les mains de l'argonienne, les regards de ses interlocuteurs se firent étincelants et un éclair de lucidité traversa les mines burinées et avinées des Nordiques. Tous lui décrivirent la ferveur maladive de l'homme, sa nervosité et sa terreur comme si quelqu'un ou quelque chose le poursuivait. C'est finalement en arrivant près de la rivière gelée qu'elle croisa la route d'un orc qui lui révéla enfin une information intéressante : l'homme mystérieux avait fait le voyage jusqu'en ces contrées balayées par les vents froids du Nord depuis les ruines d'une antique citée Dwemer. Arquegivre. Les plumes d'Essaim frémirent d'excitation : voilà bien longtemps qu'un tel défi ne s'était pas présenté à elle !


Essaim-de-Plumes observait pensivement la lumière d'un pâle soleil se refléter et se fragmenter en une myriade de couleurs sur les parois glacées du réseau de grottes composant une partie d'Arquegivre quand une exclamation de frayeur vint la ramener à l'instant présent. Ni une, ni deux, l'argonienne au grand bouclier se précipita en avant du convoi d'explorateurs auquel elle c'était mêlée. Une Khajiit apeurée désigna une immense créature métallique au regard plus que menaçant et aux intentions guerrières équivoque. Une machine de guerre. Force était de se demander contre qui les Dwemers tenaient tant à se protéger... Après un âpre combat, l'excitation atteint son comble : une mystérieuse tablette venait d'apparaître semblable aux motifs présents sur le bout de tissu. Mue par une envie soudaine et faisant fi des mises en garde de ces compagnons d'infortune, Essaim toucha la tablette et disparut dans un éclair bleuté.


La lumière. Les couleurs. Le vide immense autour d'elle. L'absence de sons. L'absence de sol sous ses pas. Et pourtant ... Et pourtant, elle avance. Elle avance dans ce ciel si grand, si colossal qui outrepasse tout ce qu'elle a pu voir. L'argonienne continue d'avancer, inexorablement. Elle sait qu'on l'attend ici. Elle sait qu'elle trouvera forcément une réponse ici. Que ce qu'elle apprendra et comprendra sera tout à la fois une fin, mais aussi un début. Vers autre chose, vers la conclusion de ce voyage fantastique. Alors elle avance. Nerveusement, fiévreusement.


"Venez voyageuse, venez. Approchez... "

L'argonienne fixa quelques secondes éberluée l'étrange apparition. Elle ne savait plus où elle était, depuis quand elle parcourait la voûte céleste, ni ce qu'elle était venue chercher en ces lieux si lointains. Alors, d'enfin entendre quelque chose, quelque chose de familier, une voix, lui rappela qu'elle était encore en vie. Qu'elle ne rêvait pas.

"Venez voyageuse, venez. Vous êtes si loin de chez vous. Si loin de la frondaison de votre Hist. Si loin de l'eau tourbeuse des marais. Venez voyageuse, venez."

Un pas, deux pas, trois pas. Entourée d'une myriade d'étoiles, tout devint de plus en plus lumineux. Trop lumineux. Insoutenable.

"Rentrez chez vous ! " Hurla le Chat fantomatique.
 

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